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Prénom martine
Age 55
But du voyage Tourisme
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Nationalité France
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Localisation : Egypte
Date du message : 21/07/2016
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 Nous quittons le Nil

L’heure est venue de quitter le Nil, avec beaucoup de regrets car nous y avons passé des moments magiques. Tôt le matin lorsque, sur les rives noyées dans la brume, les oiseaux saluent de leurs chants la naissance d’un jour nouveau, le soir quand le soleil descendant sublime les couleurs, l’heure où les aigrettes se regroupent et rejoignent leur abri nocturne, grappes blanches se détachant du vert sombre des arbres.

 

Nous avons bien du mal à nous séparer de Farage, notre guide, qui nous a accompagnés durant toute cette semaine. Egyptologue confirmé, il nous a fait découvrir  l’Egypte Antique, nous révélant sur les fresques colorées des détails d’une grande beauté que nous n’aurions pas remarqués, déchiffrant pour nous les mystérieuses hiéroglyphes. Narrateur hors pair, de sa voix chaude et suave, il nous contait les légendes d’un temps révolu, nous entraînant dans l’univers des Dieux et Déesses qui veillaient à l’harmonie du monde.

 

Amoureux inconditionnel du Nil, il nous a fait partager sa passion. La séparation est douloureuse, chacun sait qu’il s’agit d’adieux définitifs malgré les promesses de garder le contact. C’est donc avec un pincement au cœur que nous montons dans la voiture qui doit nous conduire à la Mer Rouge.

 

Nous longeons le Nil sur 100 kms, vallée verdoyante, mosaïque des cultures, verticalité des palmiers-dattiers. Ce sont les heures les plus chaudes de la journée, hommes et bêtes, écrasés par le soleil, se réfugient à l’ombre pour un repos bien mérité.

 

Puis nous bifurquons plein Est et c’est le désert. Non pas un désert de sable mais de la roche, entassement de couches brunes et ocres friables qui s’émiettent. Plus de verdure, tout juste de-ci delà une touffe d’herbe desséchée et rabougrie. Pourtant dans ce paysage aride et hostile nous croisons de loin en loin des bergers et leurs troupeaux.

 

Nous entrons ensuite dans un monde de verticalités, des falaises rocheuses aux arêtes acérées que l’on imagine tranchantes comme des poignards arabes, s’élancent à droite et à gauche de la route. Le vent les a sculptées, façonnées à sa manière. Nous sommes comme écrasés par tant de grandeur.

 

Sur 160 kms l’asphalte, ruban noir sur fond ocre, dessine une vilaine cicatrice dans ce monde minéral.

 

Tout à coup, le bleu du ciel vient se confondre, se mélanger, s’unir aux bleus des eaux. Nous sommes sur les rives de la Mer Rouge.

 

Fort Arabesque                                                         Fort Arabesque

 

Fort Arabesque                                                         Fort Arabesque

 

Fort Arabesque                                                         Fort Arabesque


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